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Cahiers Thématiques : Du conflit individuel à l'utopie
Walden two (VF) : Rencontre avec l'un des préfaciers
Walden 2, une communauté expérimentale, est un roman utopique écrit en 1948 par B.F. Skinner, chercheur américain en science du comportement, qui fut l’un des auteurs les plus importants de la psychologie expérimentale au 20ème siècle. Dans ce roman, il décrit une communauté reposant sur un mode de vie idéal construit à partir des connaissances scientifiques sur le comportement humain. Le principe majeur de la démarche est d’expérimenter scientifiquement pour déterminer les meilleures options dans l’établissement des règles sociales, économiques et politiques.
Nous avons rencontré Esteve Freixa i Baqué, professeur de psychologie expérimentale à l’université de Picardie, l’un des principaux artisans et préfaciers de la première édition d’une version française de Walden 2 fin mars 2005. Avec lui, nous revenons sur de nombreuses oeuvres littéraires et cinématographiques qui ont abordé le thème de l’utopie et du progrès scientifique et sur les spécificités de la démarche skinnérienne.
Titre : Walden 2, une communauté expérimentale

Auteur : Burrhus F. Skinner

Editeur : In Press

Sortie : 2005
I
Le long parcours de l’édition de Walden 2 en France. L’édition d’une traduction française de Walden 2 fin mars 2005 est l’aboutissement d’un long travail de négociation auprès d’éditeurs français et d’un travail bénévole de traducteurs universitaires qui, en s’engageant dans le projet, n’avaient aucune certitude de voir un jour le livre paraître dans un pays francophone. E. Freixa nous raconte : “A la fin des années 70, constatant que de nombreux écrits de Skinner n’étaient pas traduits en Français, j’ai considéré qu’il serait intéressant que Walden 2, notamment, soit accessible aux lecteurs francophones. Les chiffres de vente aux Etats Unis ou en Espagne (E. Freixa est né en Catalogne où il a suivi la première partie de son cursus universitaire), où le livre est lu au même titre que d’autres romans d’utopie, laissaient penser que cette entreprise trouverait une oreille intéressée auprès des éditeurs. Naïvement, j’avais donc monté un projet avec des collègues de l’époque et, parmi les rares réponses obtenues, celle de Laffont estimait que l’édition de Par delà la liberté et la dignité avait été un échec - ce qui peut sembler curieux dans la mesure où le livre était épuisé - et que tout compte fait, Skinner était un personnage trop controversé. Le projet était donc resté dans les tiroirs pendant très longtemps, jusqu’à ce qu’un de mes étudiants s’attaque à la traduction de Walden 2, et jusqu’à la rencontre du traducteur suisse de Science et comportement humain (à paraître également fin mars 2005 chez In Press) qui n’avait pas réussi à le publier non plus, ce qui permettait ainsi de proposer le projet à un éditeur avec la traduction déjà effectuée.”

Pour E. Freixa, “les difficultés à trouver un éditeur pour l’ouvrage s’expliquent davantage par les oppositions existant en France à l’encontre de Skinner qu’à l’encontre de Walden 2. Le comportementalisme fait figure d’épouvantail en France où il est mal compris, sa méconnaissance reposant sur des stéréotypes de l’approche scientifique (déshumanisante, faisant des êtres humains des robots conditionnés) et les Français ont tendance à ne connaître Skinner qu’au travers des ses critiques disponibles, elles, en Français.”


Un projet différent du Walden de Thoreau
. E. Freixa explique que dans Walden de Henry David Thoreau, l’auteur veut se libérer des contraintes de la société, de la nourriture ou encore des vêtements pour accéder à un mode de vie idéal. Dans Jeremiah Johnson de Sidney Pollack, le personnage principal semble aussi rejeter la société qu’il a connue jusqu’ici pour adopter un mode de vie solitaire et au contact direct de la nature. Si le constat d’échec de la société et le rejet qui en découle semblent être communs avec Walden 2, il existe une différence importante dans le projet utopique. En effet, le Walden de Thoreau ou la démarche de Jeremiah Johnson constituent plutôt des utopies individuelles que des utopies universelles. En d’autres termes, la démarche ne fonctionne que pour des individus évoluant individuellement. De plus, Thoreau abandonne son projet au bout d’un certain temps, ce qui donne l’impression qu’il a simplement vécu une expérience, une sorte de défi qui n’a donc pas la même valeur qu’un projet de communauté impliquant plusieurs individus. Walden 2 constitue une véritable réflexion sur l’avenir des humains, pas seulement sur le destin d’un seul homme.


Une utopie scientifique. Si le concept d’utopie renvoie généralement à l’idée d’un projet naïf, reposant principalement sur de bonnes intentions mais sans prise en compte de la réalité, la communauté expérimentale de Skinner semble clairement se placer dans une autre démarche : “Walden 2 constitue une utopie scientifique, par opposition aux utopies “utopiques”, dans ce sens que le projet se base sur des connaissances scientifiques. Il tient compte de la réalité des choses, et ne repose pas simplement sur des aspirations morales ou généreuses. Pour Skinner, si on veut construire une communauté utopique, il faut connaître le mécanisme, les lois qui déterminent le comportement (ce que vise à découvrir la psychologie scientifique, et en l’occurrence, l’Analyse Expérimentale du Comportement sous-tendue par la philosophie behavioriste). Dans la mesure où le comportementalisme postule que les comportements sont dépendants, pour la plus grande part, de l’environnement, la question est donc de savoir quel environnement il faut construire pour obtenir une société utopique. On passe ainsi des simples souhaits de l’utopie utopique à ce qu’il faut faire concrètement, ce qui ne peut être mis en place qu’à partir d’une technologie du comportement découlant de la science du comportement (comme toute science qui débouche sur une technologie, une application).”


La peur de la science et de l’uniformisation. Souvent loin de faire l’unanimité, l’emploi de la démarche scientifique dans de nombreux domaines de la vie provoque des réactions d’inquiétude liées à l’idée selon laquelle la science et sa technologie de la perfection génèrent l’uniformisation. Cette idée était encore discutée récemment dans le documentaire Mondovino de Jonathan Nossiter, qui montrait l’uniformisation du vin dans le monde avec l’amélioration de sa qualité. Si l’on suit ces inquiétudes, une science du comportement et sa technologie peuvent-elles conduire à l’uniformisation des comportements des individus ?

E. Freixa explique qu’il existe effectivement une certaine peur de la perfection, mais selon lui, “ il faut distinguer l’utilisation de la technologie pour parvenir à quelque chose de meilleur de la question de la diversité. Prenons un exemple : le hasard fait apparaître un vin en 2001 pour lequel tout le monde s’accorde à dire qu’il est excellent, alors que celui de 2002 est beaucoup moins bon. En général, on dit qu’on doit laisser faire la nature. Mais pourquoi ne pas chercher à identifier toutes les variables qui ont fait du vin de 2001 un bon vin ? Cela ne veut pas dire qu’on doit faire toujours le même vin, chaque année et partout dans le monde; on peut faire plusieurs types de vins, différents, mais tous excellents. L’uniformité ne vient pas de la science ou de la technologie, elle peut venir d’intérêts économiques ou politiques, d’une volonté d’hégémonie de grandes multinationales. De plus, la technologie peut permettre de faire des vins que la nature et le hasard seuls n’auraient jamais produits, car toutes les conditions n’auraient pu être réunies spontanément. L’invention de nouvelles recettes de cuisine, par exemple, se base fréquemment sur des découvertes technologiques."

Une autre crainte, proche de celle de l’idée de l’uniformisation, consiste à redouter que la perfection soit synonyme d’ennui, d’absence de nouveauté ; mais ce n’est que par la diversité qu’on peut préserver l’avenir de la culture. Darwin a montré que ce qui pouvait être adapté à une époque peut ne plus l’être à une autre ; donc, il faut favoriser l’éclosion de nouveaux comportements, situations, etc. C’est une sorte d’assurance risque, qui ferait partie de la perfection, de programmer les conditions qui permettent l’apparition de la nouveauté. L’imprévu doit faire partie de ce qui doit être programmé, c’est-à-dire qu’il faut maintenir les conditions qui favorisent l’éclosion de l’imprévu. Par exemple, se rendre régulièrement dans des lieux qu’on ne connaît pas, où on n’est jamais allé peut être programmé et, en même temps, générer de nouveaux comportements face à des situations nouvelles.


La peur du progrès scientifique et le retour en arrière.
L’explosion du progrès technologique est au centre de Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio, qui montre les êtres humains aliénés par la technologie moderne. Que répondre face aux inquiétudes suscitées par le progrès ? Le retour en arrière ?

E. Freixa explique : “On accuse la technologie d’être à l’origine de tous nos maux (on avance la bombe d’Hiroshima, le clonage, etc.). Mais nous avons la mémoire courte : la mortalité, par exemple, a fortement diminué en une centaine d’années, grâce notamment aux antibiotiques (technologie issue de la science bio-médicale). Comment peut-on être aussi ingrat vis-à-vis de la technologie scientifique, pour parler de retour en arrière ? Sous prétexte que la technologie scientifique peut être utilisée pour le pire ou pour le meilleur, il faudrait revenir en arrière, au passé soi- disant idyllique de nos grands-mères.

La question (vieille comme le monde) est : par quels mécanismes de contrôle peut-on s’assurer que les avancées technologiques seront mises à disposition pour le bien de l’humanité et non pour son malheur ? Et là, nous tombons dans un problème de comportement humain, qui ne peut être résolu que par une technologie du comportement. Le seul domaine dans lequel les choses continuent de poser un gros problème, c’est dans le domaine du comportement humain. C’est le seul domaine dans lequel on n’a pas encore généralisé l’application technologique de la science. Si on analyse les causes de tous les problèmes mondiaux, à part les catastrophes naturelles (et encore...), que retrouve-t-on à l’origine des guerres, de la pauvreté ou de la famine ? Le comportement humain. Si on prend l’exemple de la catastrophe liée au raz-de-marée en Asie, on se rend compte que la communauté internationale n’est capable que de réagir à des stimuli ponctuels. Il meurt tous les jours des gens en très grand nombre (notamment en Afrique à cause de la famine et des maladies), et pour des causes qui sont comportementales. Nous sommes dans l’illusion que tout va bien, et que, lorsque il y a un problème, on va accourir pour le résoudre. Le problème, c’est que tout ne va pas bien, au contraire. Et il y aurait de quoi accourir tous les jours. Mais on ne le fait pas tous les jours; alors il faudrait décider de modifier l’économie, attribuer certaines sommes pour régler ces problèmes (problème de comportement, donc). La science et la technologie ont changé le sort de l’humanité dans de très nombreux domaines en quelques siècles; pourquoi le seul domaine dans lequel les humains sont exactement pareils depuis des siècles et des siècles, ce sont leurs comportements ? Parce que c’est le seul domaine dans lequel on n’applique pas les connaissances de la science. D’autres domaines ont mis du temps aussi à passer à une démarche scientifique; pour le comportement, on s’y refuse encore car les conceptions les plus répandues de l’être l’humain s’y opposent.

On rencontre parfois l’idée selon laquelle la science ne pourrait pas s’appliquer à l’humain car il échapperait à la conception déterministe de la démarche expérimentale. Mais dans ce cas, il n’y a aucune raison de craindre la science et sa technologie; au pire, ça ne marche pas. On rencontre aussi l’idée selon laquelle la technologie scientifique peut s’appliquer à l’humain, mais que cette pratique est dangereuse. Pourtant, si la technologie qui découle de la théorie scientifique fonctionne, c’est que la théorie fonctionne également (elle est validée par l’efficacité de la technologie). Dans le cas du comportementalisme, l’efficacité très largement démontrée des psychothérapies comportementales valide pour une grande part la conception comportementaliste de l’humain. Il y aurait donc matière à explorer les possibilités offertes par la science du comportement dans de nombreux domaines de la société où le comportement humain joue le rôle principal, comme dans l’éducation, par exemple.

Il n’y a pas de raison de s’inquiéter davantage du comportementalisme que d’autres sciences. Tout est potentiellement dangereux. Le problème n’est pas la science en soi, qui n’est qu’un moyen d’acquérir des connaissances fiables sur les phénomènes naturels ; le problème, c’est le comportement humain.
La politique, l’économie gagneraient à employer la méthode expérimentale ; cela permettrait une évaluation des idées, une comparaison entre les méthodes. Parfois, l’idée existe, mais elle reste anecdotique et mal contrôlée, on y constate trop d’erreurs méthodologiques. »


A propos du conditionnement.
A Walden 2, la construction d’une société idéale repose sur l’aménagement des contingences (les variables de l’environnement qui contrôlent le comportement) en se basant sur les lois de l’apprentissage opérant, c’est-à-dire, du conditionnement opérant et du conditionnement classique. Certains films ont montré l’utilisation du conditionnement, mais toujours de manière négative. Par exemple, dans Orange mécanique de Stanley Kubrick, les comportements agressifs du personnage principal sont éliminés en présentant des images de violence associées à un stimulus aversif inconditionnel (provoquant de manière réflexe, innée, un malaise ou une douleur). En quoi cet emploi du conditionnement diffère-t-il de l’emploi qui en est fait à Walden 2 ?

E. Freixa explique : “Avant tout, il faut rappeler que le conditionnement classique et le conditionnement opérant ne sont pas des techniques, mais des mécanismes naturels d’apprentissage. Pour le comportementalisme, ils sont même les principaux mécanismes d’apprentissage. Ce qui découle des connaissances du conditionnement, ce sont des techniques, des procédures dont l’efficacité est largement démontrée aujourd’hui, notamment dans le domaine des psychothérapies (cf, entre autres, le rapport de l’INSERM qui a évalué en 2004 l’efficacité de trois approches en psychothérapie).

La “thérapie” qui est proposée à Alex dans Orange mécanique est dite de type aversif; il s’agit d’employer une technique s’appuyant sur les mécanismes du conditionnement classique : association d’un stimulus aversif (ex : vomitif) avec un stimulus neutre ou qui présentait un intérêt au départ (ici, la violence). La seule présence du stimulus conditionné, en l’occurrence la violence ou commettre un acte de violence, provoque ensuite le malaise. Ceci fonctionne à court terme. Mais le premier problème, c’est que progressivement, on observe l’extinction de la réponse conditionnée (le malaise) car le stimulus conditionné (la violence) est présenté de manière répétée sans association avec le stimulus inconditionné (l’injection du produit provoquant naturellement le malaise). L’association est cassée et le stimulus conditionné redevient neutre, voire appétitif (la violence peut à nouveau être commise sans provoquer de malaise). Pour que cela fonctionne à long terme, il faudrait répéter de temps en temps l’association entre la violence et l’injection du produit. Mais le second problème dépasse la question de l’efficacité : cette méthode repose sur l’emploi de stimulus aversifs particulièrement violents, ce qui entraîne de nombreux sous-produits émotionnels gravement préjudiciables à l’individu. Déontologiquement, c’est plus que problématique. On y préfère les procédures basées sur le conditionnement opérant. On renforce les réponses, les comportements souhaités par adjonction de conséquences appétitives, agréables pour l’individu. On préfère renforcer des comportements alternatifs, voire incompatibles avec les comportement violents, comme dans les programmes d’entraînement aux compétences sociales visant à l’acquisition de comportements socialement adaptés.”


A propos du déterminisme. Minority repor
t de Steven Spielberg a un point commun avec Walden 2 et le comportementalisme : l’acceptation du principe scientifique du déterminisme. En revanche, il semble y avoir une différence importante avec le comportementalisme si l’on considère la démarche qui consiste à arrêter et à exclure de la société les individus identifiés comme futurs criminels. Quelle serait la solution comportementaliste, si on pouvait calculer toutes les variables pour prédire avec exactitude les crimes ?

E. Freixa : “Le déterminisme postule que, si on fait A, alors il arrive B, alors que si on fait C, il arrive D. Ceci doit être distingué du fatalisme pour lequel, que l’on fasse A ou C, c’est B qui arrivera. L’objection formulée à l’encontre du déterminisme est la question de la liberté. Avec Minority report, on voit bien que les individus ne sont pas libres. On n’est libre que relativement à une contrainte; et on se croit libre par rapport à des contraintes assez faciles à repérer (l’enfermement des prisons, la coercition d’une dictature, etc.) Mais la plupart du temps, on oublie les contraintes liées aux mécanismes qui sous-tendent le comportement, qui le déterminent.

Si on peut identifier toutes les variables liées à ces mécanismes, on peut théoriquement prévoir le comportement. En revanche, le comportementalisme ne préconiserait évidemment pas l’exclusion des individus comme solution alternative aux comportements criminels. Le principe serait plutôt de modifier les variables pour que les crimes ne soient pas commis; on modifierait le comportement du futur criminel pour qu’il ne le devienne pas, en se basant, une fois encore, sur les mécanismes d’apprentissage.”


A propos du contrôle. Dans Le Village de Night Shyamalan, des individus déçus par la société moderne décident de former une communauté sur un modèle quasi moyenâgeux. Leurs enfants, nés dans le village retiré de tout contact avec la société, ignorent qu’ils vivent en réalité au 21ème siècle et n’ont pas l’autorisation de quitter le village pour se rendre en ville (une légende autour de monstres cachés dans les bois vient renforcer la dissuasion). L’idée des fondateurs de la communauté est ainsi de protéger la nouvelle génération de la corruption par la société extérieure à la communauté. Quelle est la position adoptée à Walden 2 vis-à-vis de l’extérieur ?

Pour E. Freixa, “Walden 2 se distingue très clairement d’une communauté sectaire. Ici, le milieu n’est pas fermé pour éviter la contamination. A Walden 2, l’idée est que les conditions soient suffisamment favorables pour que les gens aient envie d’y rester, même en comparant avec les autres modes de vie. A Los Horcones (communauté crée au Mexique il y a une trentaine d’années sur un modèle très proche de Walden 2, et qui existe toujours actuellement) les individus ont des contacts réguliers avec l’extérieur (de toute façon, l’autarcie n’y est pas totale). Ce n’est pas par ignorance des autres modes de vie qu’ils choisissent Walden 2. A Los Horcones, on observe une reproduction du modèle par les générations suivantes, même après avoir effectué des séjours à l’extérieur, pour leurs études supérieures, par exemple.

D’une manière générale, il ne faut jamais oublier que Skinner n’a jamais prétendu rédiger une règle absolue concernant le fonctionnement d’une utopie; il s’agit de l’hypothèse de ce que pourrait être une culture qui se baserait sur l’expérimentation pour effectuer ses choix. Or, Skinner n’avait pas expérimenté avant d’écrire Walden 2 ; il s’est basé sur des hypothèses fondées sur les connaissances du comportement, donc, certaines règles établies dans le livre peuvent tout à fait être discutées. Seule l’expérimentation peut apporter une réponse au bien-fondé de ses propositions.”

Alex SUMNER et Raphaël VILLATTE
(mars 2005)


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