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Sur le Vif : Personnalités
Rencontre avec Luis Guzman et Horst Tappert
Voilà plus d’un an que les rumeurs d’une association entre Luis Guzman et Horst Tappert ont été lancées. Si l’idée d’un travail commun entre ces deux monstres sacrés faisait rêver nombre d’entre nous, il restait encore à le voir pour le croire. C’est chose faite avec une nouvelle adaptation du Dracula de Bram Stoker, intitulée simplement « Drac’Hola ! ». L’équipe d'Arts Sombres était invitée début mars à passer une journée avec les deux acteurs, alors que le film était déjà sur les tables de montage. Une rencontre passionnante qui annonce un film majeur.

Arts Sombres : Comment est née l’idée du projet Drac’Hola ! ?

Horst Tappert : En ce qui me concerne, à l’origine, c’est un rendez-vous manqué avec Francis Ford Coppola pour le tournage du Parrain. Je devais interpréter Vito Corleone, dans le premier épisode. A cette époque, Derrick faisait un carton en RFA et Francis était passé nous voir sur le tournage d’un épisode, pendant le festival de Berlin [1]. On a bu un verre un soir, et il m’a naturellement proposé le rôle. J’était très intéressé, bien sûr, mais je lui ai demandé de retravailler le script pour que le personnage soit un peu plus sombre et l’histoire plus nerveuse, plus violente. Finalement, ça ne s’est pas fait parce que mon contrat avec la ZDF m’obligeait à tenir le rôle de Derrick jusqu’en 1998, et la cadence des tournages a été augmentée avec le succès.

Luis Guzman : Pour moi, c’est une...

H. T. : En 1992, lorsque Francis travaillait sur son Dracula, nous avons été régulièrement en contact. Francis voulait que je lui donne des trucs pour que Gary Oldman ait l’air davantage d’un homme de l’Est.

A.S. : Que lui avez vous donné comme conseil ?

H. T. : C’était surtout un problème d’attitude. Gary Oldman est venu passer quelques jours sur les plateaux de Derrick. Il a d’ailleurs fait une apparition dans le 157 ème épisode, mais la scène n’a pas été gardée. Enfin, c’est sans doute à cette époque que mon intérêt pour l’histoire de Stoker est née.

L. G. : Pour moi, c’est un peu différent, parce que je suis producteur sur Drac’Hola !, man ! Je suis à l’origine de l’idée, tu vois ? A l’époque où je sortais avec Sarah Michelle Gellar, je l’ai pas mal coachée pour Buffy. C’est moi qui lui ai conseillé d’ajouter une touche d’art martial dans ses combats.

A.S.: Je crois que vous deviez vous même interpréter un rôle dans Buffy...

L. G. : C’est vrai, bro, le personnage d’Angel avait été écrit pour moi. Mais nous n’avons pas voulu mélanger vie privée et télévision, tu vois ?
Enfin, c’est dans les coulisses de Buffy que j’ai appris pas mal de choses sur les vampires. Je suis devenu assez vite imbattable. Les pieux, le reflet dans le miroir, etc. Demande-moi ce que tu veux. Vas-y, man !

A.S.: Eh bien... Quel est l’aliment que redoutent particulièrement les vampires ?

H. T. : C’est l’ail.

L. G. : Arrête, man ! Tu fais toujours ça ! C’était à moi de répondre !


A.S. : Luis, c’est la première fois que vous prenez de telles responsabilités sur un film. Pourquoi spécialement sur ce projet ?

L. G. : Eh bien, comme je l’ai dit, c’est moi qui ait eu cette idée de faire un Dracula version mexicaine. Il y a une tradition importante de film de vampires au Mexique, mais je voulais que le comte ait vraiment le type latino, tu vois ? Ça, c’est vraiment nouveau. Moi, je suis d’origine Porto-ricaine, et comme je voulais absolument tenir le rôle titre, je n’avais pas trop le choix, il fallait que je mette mes billes dans le projet. Steven et George [2] m’ont bien aidé financièrement avec Section Eight, mais c’est surtout la rencontre avec Horst qui a rendu le projet possible, tu vois ?

A.S. : Horst, quelle a été exactement votre implication, sur le plan de la production ?

H. T. : C’est un apport financier via la chaîne locale que j’ai créée en Bavière. A l’origine, il s’agissait d’une chaîne d’information continue sur Derrick. Lorsque la série s’est arrêtée, nous avons diversifié les sujets.

L. G. : T’as eu un Oscar pour un documentaire, hein ? C’est génial pour toi !

H. T. : Non, la chaîne a été nominée pour un Udo d’argent [3] pour une mini série en dessins animés sur le transport routier dans la Ruhr. Un sujet qui me tenait à cœur.

L. G. : Tu l’as pas gagné, bro ?

H. T. : Non.

A.S.: Pouvez –vous nous en dire un peu plus sur le scénario de Drac’Hola ! ?

H. T. : Je crois que Luis est mieux placé que moi pour en parler. Il a presque écrit le scénario...

L. G. : Ouais, man, j’ai écrit tous les dialogues ! Je voulais vraiment que les dialogues fassent authentiques, tu vois ? Je peux te montrer mon cahier, j’ai écrit tous les dialogues, man !

A.S. : A quel point êtes-vous fidèles au roman ?

L. G. : Au roman ?

H. T. : Oui, le roman de Bram Stoker, Luis.

L. G. : J’ai écrit tous les dialogues, Horst ! Qu’est-ce que tu racontes, man ?

A.S. : Horst, vous interprétez Jonathan Harker. Est-ce difficile d’endosser le rôle d’un personnage beaucoup plus jeune que vous ?

H. T. : Vous savez, dans Derrick, je réalisais toutes les cascades moi-même...

L. G. : C’est vrai, man ? C’est formidable !

H. T. : ... j’ai toujours fait plus jeune que mon âge réel. C’est sans doute à cela que l’on doit le succès de la série chez les jeunes.

A.S.: Luis, les heures de maquillages n’étaient pas trop éprouvantes ?

L. G. : No no no, man ! Le comte doit avoir l’air latino, c’est important, tu vois ?

A.S. : Parlez-nous un peu du réalisateur. Son nom a été tenu secret jusqu’à maintenant.

H. T. : On ne peut pas vous le dire, c’est streng geheim [4] (rires).

L. G. : ... ? Qu’est-ce que tu racontes, man ?

A.S. : On dit que le film pourrait être prêt pour Cannes.

H. T. : Oui, on est dans les temps, pour l’instant.

L. G. : C’est vrai ? C’est super, Horst ! Il faut qu’on aille à Cannes, on va s’amuser !

A.S. : Quels sont vos projets pour la suite ?

H. T. : Je suis en négociation avec John McTiernan pour une adaptation sur grand écran de Derrick. Je pense que c’est le seul réalisateur qui puisse s’adapter au style nerveux de la série. Sinon, je devrais prêter ma voix à un bébé écureuil pour le prochain Disney, et je serai sans doute conseiller technique pour Derrick, Neue Generation [5], dont le premier épisode devrait être diffusé à Noël 2003.

A.S. : Et vous, Luis ?

L. G. : Je dois faire le remake de La Fureur de Vivre, produit par Jerry Bruckheimer.

H. T. : Tu es taillé pour ça, Luis.

Notes :
1 - La série a commencé à être diffusée en 1974, alors que le Parrain n°1 est sorti en 1972 (NDLR).
2 - Steven Soderbergh et George Clooney (NDLR).
3 - Top secret (NDT).
4 - Equivalent d’un sept d’or en Bavière (NDLR).
5 - Derrick, Nouvelle Génération. Nouvelle série commandée par la ZDF, où le fils caché de Stephan Derrick reprend les enquêtes de son père (NDLR).

(photomontage : Arts Sombres)

Alex SUMNER
(01 avril 2003)

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