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D'Oeuvre en Oeuvre : Musique

Pour une musicographie sombre et métallique (partie I)

Sans prétention aucune à l'exhaustivité, ni caractère définitif, un petit tour d'horizon d'albums et d'artistes dont les oeuvres forment une bande originale pour l'exploration d'une certaine forme d'obscurité... qui séduit tant les adeptes des Arts Sombres que nous sommes. Certes essentiellement cantonnée à un style « métal », pour faire vite, notre perspective d'ensemble lie des oeuvres souvent nettement distinctes. Les points de rencontre sont pourtant perceptibles... Pour qui se donnera la peine d'y jeter une oreille !
Tous Droits Réservés

Les artistes détaillés ci-après ne font pas nécessairement profession de foi de prêcher le satanisme, ou de revendiquer l'aspect sombre de leur musique. Nous avons plutôt tenté de rapprocher, selon des axes plus intimes, moins superficiels, et sans aucun doute personnels, des oeuvres correspondant aux Arts Sombres, tels qu'envisagés sur ce site. Cette liste n'est évidemment pas exempte des failles d'une telle démarche ni de la subjectivité qu'elle implique, assumées fort volontiers par l'auteur.

Nine Inch Nails. A tout seigneur, tout honneur. Indubitablement l’une des entités les plus marquantes des dix années passées et à venir, puisque l’homme aux commandes de Nine Inch Nails - Trent Reznor - ne semble guère ralentir son travail de producteur et compositeur. Un parcours sans faute, en premier lieu : précurseur puis hérault d’une musique « industrielle » - combien futile serait pourtant la réduction de son travail à cette catégorie... -, en développement continuel. Ainsi du principe des « halos », points de repère au sein d’une discographie abondante, qui permettent la distinction entre originaux, remixes et maxis. En second lieu, artiste torturé, sans affectation aucune néanmoins, exigeant certes mais au talent incontesté - de nombreuses collaborations dans des domaines variés l'attestent (cinéma - Lynch, Stone ; jeux vidéos - Quake ; et musique - Manson, Bowie, etc... et son label Nothing Records) -, il s'entoure toujours d’une sarabande de musiciens et ingénieurs sévèrement triés avant recrutement. Impossible est donc la tâche qui consisterait à limiter les écoutes possibles ! Il n'est même pas utile de les enchaîner dans un ordre chronologique, le premier opus Pretty Hate Machine n'ayant rien perdu de son actualité. Une alternative peut être celle du live And all that could have been (quel titre !), compromis intéressant entre les diverses époques de Reznor. Nous vous recommandons chaudement les clips réalisés par le personnage, prolongements de son oeuvre au même titre que dans le cas de Tool (cf. ci-dessous). Sachez pour en finir avec cette présentation - mais pas avec NIN, loin de là ! - que les albums The Downward Spiral et The Fragile ne sauraient définitivement rester encore absents de la discothèque de l'amateur des Arts Sombres. A bon entendeur...

Type O Negative. Groupe d'envergure - voir la taille du leader Peter Steele, sorte de géant vert mélancolique et raffiné -, devenu à la force des riffs et par une évolution quasi-naturelle, l'une des références d'un métal sombre, torturé, sans en faire trop pour autant. Si la discographie complète comble les adeptes, les autres peuvent sans perte se contenter des deux monstres sacrés accouchés par le quatuor : Bloody Kisses, sulfureux, blessé, passionné ; et « l'énoooorme » World Coming Down, ode au désespoir vigoureux, plus mûr peut-être, si l'on entend ici par maturité cynisme et stoïcisme. Reste que Peter Steele glisse toujours ça et là une sensibilité à fleur de peau. Fleur du Mal, cela va de soi. Pour aller un peu plus loin, une fois le pas franchi, October Rust révèle, au fur et à mesure des écoutes, des qualités subtiles (en terme de composition comme de symbolique) qui, s’il n’égale pas W.C. Down, en font cependant le juste complément. A signaler : la reprise impeccable, tant du point de vue de la pertinence que de l'interprétation, du morceau Black Sabbath, à l'origine écrit par le groupe en question... un incontournable disponible sur la compilation Nativity in Black - a tribute to Black Sabbath. Ainsi que sur le Least worst of - Type O Negative, qui, pour les moins fortunés, offre l'avantage annexe de regrouper certains des morceaux les mieux adaptés au thème de cet article.

Tool. Original et vecteur d’émotion, Tool a toujours fait montre d’une production nuancée, aux multiples facettes, et livre régulièrement des titres envoûtants, à l’orchestration pénétrante et lancinante. Un quartet d’artistes aux morceaux travaillés, que la Nuit ne rechignerait pas à accepter comme progéniture. Au hasard des plages, on écoutera avec émotion Sober (Undertow), Stinkfist, H (Aenima), The Grudge, The Patient, Schism, Ticks & Leeches (Lateralus), bien que chacune de leurs créations mérite plusieurs écoutes attentives. Il est enfin à noter que le travail de Tool s'étoffe avec le visionnage des clips disponibles, courts-métrages inquiétants, troubles à souhait. Le chanteur et élément central du groupe, Maynard James Keenan, exerce en effet, professionellement, en tant que réalisateur d'effets spéciaux et d'animation : il met en images, au service du groupe, l'expression de leur musique avec un talent et une réussite certains.

Cradle of Filth. A part les singeries coutumières de l'ensemble des membres, d'ailleurs renouvelés régulièrement, et la dimension charismatique du chanteur Dani Filth, on peut émettre des commentaires plus pertinents sur ces buveurs de sang et (pseudo) tueurs de vierges. Après quelques écoutes - leur style est suffisamment ardu pour qu'il soit nécessaire de prendre ses repères, en particulier pour dépasser l’aspect parfois surchargé des nappes de synthé, ou le binaire de certains passages rythmiques -, l’on découvre des morceaux d'une ampleur intéressante, des textes toujours écrits avec soins - aux objets très « particuliers » et morbides, but it’s all folklore ! -, des ambiances nocturnes à souhait. Le dernier opus dans les bacs, Damnation and a day, est la concrétisation d'une évolution vers un accès plus aisé, de la part de l'auditeur, sans renoncer pour autant à leurs caractéristiques propres. L'introduction de cet album mériterait le qualificatif de péplum métal ! (copyright Dismal). On citera par ailleurs Hurt and Virtue, An Enemy Lead the Tempest, Thank God for The Suffering et The Smoke of Her Burning. Cet album reflétant l’aboutissement d’un processus de production qui s’est étalé sur l’ensemble de la carrière du groupe, l’auditeur s’aventurera en terrain connu s‘il explore ça et là les trois précédents opus (chronologiquement) : Dusk and Her Embrace (gothique à tous les étages), Cruelty and The Beast (concept-album autour d’Erzebeth Bathory), et Midian (sur lequel plane avec insistance l’ombre du défunt Lovecraft). Une bande-son à réserver pour les initiés, malgré tout, au risque de voir vos convives tirer grise mine et rentrer discrètement chez eux !

Metallica. Indiquer l'ensemble de la discographie des « Four Horsemen », comme susceptible de s'inscrire dans notre liste, serait à la fois partisan et peu réaliste. Les business men du trash comptent pourtant à leur actif quelques perles, qui luisent de feux obscurs fort engageants. Une inspiration que l'on espère présente dans leur album à venir, - St Anger, tout un programme ! disponible début juin -, dont la maquette semble confirmer le retour... mais sait-on jamais avec ces vauriens ! Ainsi : The four Horsemen, Seek and Destroy (Kill'em all, premier album) ; For Whom the Bell Tolls, Fade to Black, Creeping Death (Ride the Lightning) ; Master of Puppets, The Thing That Should Not Be, Welcome Home (Sanitarium), Leper Messiah (Master of Puppets, dernière participation de Cliff Burton, R.I.P.) ; Blackened, Harvester of Sorrow, The Frayed Ends of Sanity (...And Justice for All) ; Enter Sandman, Wherever I May Roam, Of Wolf and Man, The God that Failed (tirés du mythique - et inégalé ? - Black Album, titre à sa place parmi nos colonnes) ; King Nothing, Cure, Wasting my Hate, The Outlaw Torn (le controversé, bien que maîtrisé, Load) ; quant à l'album crossover symphonique/métal, connu sous le nom de S&M - au risque de quiproquos jubilatoires ! - , le titre Minus Human vaut son pesant de noirceur torpide. Bien sûr, égarer son oreille du côté des versions de Battery (une intro somptueuse), The Call of Ktulu, ainsi que des titres déjà cités, ne sera pas peine perdue. Ajoutons à ces morceaux originaux les reprises Am I Evil (Diamond Head) et Stone Dead Forever (Motörhead), présents sur les deux éditions du « Garage, Inc. », qui complètent un listing déjà bien fourni.

Slayer Avec ces lascars, le ton se durcit et, la finesse n'étant pas leur fort - en apparence -, âmes et oreilles sensibles s'abstenir. Pour l'anecdote, leur participation au festival de Donington 1995, juste avant la prestation de Metallica, avait entraîné ce commentaire définitif de la part de leur manager : « Si Slayer avait eu les moyens techniques de Metallica ce soir, nous aurions eu 70 000 morts ». Indubitable... Les petits malins peu effarouchés par le propos, indifférents aux rumeurs national-socialo-fascisantes concernant le groupe (fort peu justifiées, hors contexte en tout cas), trouveront leur content avec le double live Decade of Agression. Un des summums en la matière, vitrine du groupe toujours rutilante, à la réputation confirmée. Raretés, puisque disponibles sur Undisputed Attitude, album à part dans la discographie de Slayer, on appréciera aussi I’m Gonna Be Your God (ré-interprétation acérée, à peine masquée, du I’m Gonna be Your Dog des Stooges) et Gemini, composition originale.

La suite au prochain épisode, restez à l'écoute...

Lire la partie 2

>> Visiter le site « NIN la page française »
>> Visiter le site officiel de Type O Negative

Uncle Chop
(19 mai 2003)

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