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Festival Quais du Polar à Lyon : Écrire la ville, sa ville…
Quoi ? Festival Quais du polar

Quand ? Du 14 au 17 avril 2005

Où ? Lyon

Espace de l’éternité, l’écriture met en spectacle d’autres espaces ; virtuels ou référentiels, elle les décrit, les exhibe, les explore, les métamorphose. Parmi les étendues spatiales dont s’est appropriée la littérature se trouve la ville.

Création de l’homme, la ville est un espace de vie qui se renouvelle constamment. Ce dernier s’agrandit, se rétrécit, se déploie, se replie, se contracte, se dilate ; tel un phénix, il naît, vit, meurt, renaît. Loin d’apparaître comme une donnée figée, le secteur urbain se présente comme un lieu difficile à appréhender, à cerner, à identifier. Son évolution, sa transformation, sa variabilité dépendent néanmoins du contexte socioculturel, idéologique, politique et économique. La ville en soi est à la fois un résultat historique et un résultat géographique. Sa forme contemporaine consiste en une osmose entre le passé et le présent. À chaque carrefour cohabitent des édifices réalisés à des époques différentes, construits selon des techniques variées, suivant des objectifs distincts. Lieu fragmenté et morcelé, elle n’est que la conséquence d’une stratification spatiale de plusieurs siècles où constructions et destructions se sont succédées ; un mélange d’ensembles décalés, superposés qui se marient ou s’ignorent.

La ville s’érige également en un point de rencontre où convergent des hommes venus de toutes parts, un espace où se croisent des destins et où se décide l’Histoire et l’histoire, un endroit où l’on observe les allées et venues des êtres humains, leur ascension et leur déchéance. Miroir universel du pays, théâtre des activités routinières, la ville n’en finit pas de nourrir l’encre des écrivains, le pinceau des peintres, l’objectif des photographes, la caméra des cinéastes. Les villes sont le réceptacle polyphonique d’une prolifération de signes visuels, auditifs, olfactifs. Elles se regardent, s’écoutent, se lisent. Leur nature éclectique invite à la création littéraire ou picturale, à l’analyse philosophique ou politique, à la rêverie.

Les images, les sons, les phrases qui y véhiculent, se transforment, entre autres, pour les écrivains en des instruments inépuisables pour élaborer leur récit, forger leur imaginaire et leur créativité. La ville est en effet une partition aux multiples variations qui propose des itinéraires et des représentations différentes. Chaque auteur y projette sa propre perception, sa propre vision en relation avec son expérience personnelle.


Lors de la première édition du « Festival Quais du Polar », qui s’est tenue du 14 au 17 avril 2005, la ville de Lyon s’était vêtue de noir afin de recevoir sous une pluie battante et par conséquent de circonstance « polardeuse », les fileurs de suspense, les brodeurs d’énigme, les tisseurs d’enquêtes. À cette occasion furent données diverses conférences ; l’une d’entre elles intitulée « L’Europe sur un plateau (1)» porta principalement sur la ville dans le polar. Ce dernier a en effet une affinité toute particulière avec la géographie, géographie dans la plupart des cas implantée dans un cadre qui flirte avec le réalisme social et parfois même avec le naturalisme.

Un urbanisme fictionnel mais référentiel a été et continue d’être cultivé par de nombreux écrivains, amants déchirés et passionnés de leur propre ville et de la vie qui y retentit, ainsi Honoré de Balzac et Paris, Guillermo Cabrera Infante et La Havane, James Joyce et Dublin, Franz Kafka et Prague, Juan Carlos Onetti et Montevideo, Mario Vargas Llosa et Lima. Le genre policier n’a pas échappé à la règle : Jean Contrucci et la cité phocéenne, David Goodis et Philadelphie, Jorge Ibargüengoitia et Guanajuato, Gunnar Staalesen et le port de Bergen, Paco Ignacio Taibo II et Mexico, Manuel Vázquez Montalbán et Barcelone… Chaque romancier y projette sa propre perception, sa propre vision souvent en relation avec son expérience personnelle ; défilent alors des images de conglomérat tragique, fascinant et labyrinthique, de galaxie sonore, de chaos primitif, d’ensemble pêle-mêle, d’espace intimiste et introspectif. Les écrivains peignent la ville telle qu’elle est à un moment donné, mais aussi telle qu’ils la voient et la ressentent ; celle-ci ne possède pas un seul visage mais une kyrielle de facettes.

Les auteurs (Massimo Carlotto, Alicia Giménez Barttlet, John Harvey et Chantal Pelletier) conviés au débat et invités à se prononcer sur la constitution, la progression, le rôle, la posture de la ville dans leurs narrations policières, présentent tous une monographie relativement minutieuse des lieux dans lesquels errent et évoluent leurs personnages. Attachés au « local », à des sites qui leur ont été ou sont familiers, ils relient, souvent de façon empoignante, le destin de leurs héros ou anti-héros avec l’espace urbain où ces derniers vivent et mènent leurs enquêtes. Dans la plupart des intrigues de ces romanciers, s’instaure une relation d’attraction et de rejet, de passion et de répulsion entre l’environnement citadin et les acteurs de papier. Parfois même prisonniers de leur territoire, ceux-ci, cabossés par les aléas de l’existence se démènent dans des quartiers pierreux et/ou ferreux, joyeux et/ou calamiteux, dominés par le sourire « luciférique » du fric, la sépulcrale délation, les sinistres règlements de compte et les ténébreuses perversités.

Massimo Carlotto vit en Sardaigne, mais sa créature littéraire, le privé Marco Buratti (2) qui porte le sobriquet de « l’Alligator », incarcéré injustement pendant sept ans pour avoir offert le gîte et le couvert à un membre des brigades rouges, conduit ses investigations à Padoue, en Vénétie. Victime d’une erreur judiciaire, cet enquêteur marginal est lié à l’histoire de sa ville de façon tragique, et son évolution autant physique qu’intérieure, réfléchit les transformations de la société qui l’entoure. Pour Massimo Carlotto, le rôle du lieu s’avère primordial dans la littérature policière italienne ; il insista sur le fait que dans son pays les auteurs affiliés à ce courant ne vont dépeindre que des sites pour lesquels ils disposent d’un savoir accru, et n’oseront jamais aborder une portion de la carte d’Italie qu’ils ne maîtrisent pas, en raison sans doute de la présence de cultures régionales très denses. Plus qu’une ville, Massimo Carlotto a la sensation de décrire un territoire qui ne cesse de se modifier, de perdre ses étendues agricoles au profit de kilomètres d’industries. Cette conversion technologique engendre, selon lui, une uniformisation géographique qui provoque à son tour un effacement des particularités d’un endroit par rapport à un autre. Afin d’escamoter cette monotonie ainsi que cette régularité spatiale, le romancier s’escrime à détailler les superficies qui concèdent à Padoue son aspect singulier, telles que les bars, les restaurants, les salles festives… Tous ces lieux déployés dans la fiction sont unis à des référents réels concrets, et cette technique de clins d’œil référentiels s’applique également pour les personnages. S’instaure alors une double lecture adressée non seulement à ceux qui ignorent la configuration de Padoue et à qui on offre alors la possibilité de découvrir la ville, mais aussi à ceux qui la connaissent et à qui on donne l’opportunité de localiser les lieux et de se reconnaître dans leur description et dans celle de ses habitants.

Bien que Alicia Giménez Bartlett prétende méconnaître Barcelone, ville qu’elle habite depuis près de trente ans, l’exactitude avec laquelle elle dépeint cet espace urbain, permet de parler de l’Histoire de l’Espagne ; des fragments de rues, des bribes de quartiers, des visages de résidents parcheminés par le temps parlent du traumatisme de la guerre civile, du franquisme… Les bruits qui gravitent autour du panorama barcelonais et qui forgent sa musicalité routinière, les contrastes paysagers entre la verticalité montagnarde et l’horizontalité maritime définissent les lieux d’attache des personnages de la romancière espagnole. Hauteurs et bords de mer lui servent à placer l’échiquier « actantiel » auquel seront confrontés ses protagonistes, l’inspectrice Petra Delicado (3), identité onomastique proche de l’oxymore de par son sémantisme « pétré » mais « délicat » qui reflète la personnalité douce-amère de la jeune femme, et son adjoint Fermín Garzón, et ainsi à retranscrire les diverses couches de la population. Néanmoins, lors du débat, Alicia Giménez Bartlett mit en relief les ressemblances de plus en plus marquées, d’un point de vue social et économique, entre les villes européennes ; elle illustra d’ailleurs son argument en rappelant que l’une des intrigues de son héroïne transposée sur écran, fut tournée non pas à Barcelone mais à Madrid, et que le quartier El Rabal, où trafic et prostitution se mêlent aux sourires de la plèbe, trouva son écho dans la zone madrilène du Lavapiés.

John Harvey en braquant sa plume sur les pubs, les commissariats de police, la brigade criminelle, les milieux défavorisés de Nottingham écrit et narre l’Angleterre « tatchérienne ». Son inspecteur Charlie Resnick (4), d’origine polonaise, avaleur de casse-croûte et amoureux du jazz, officie dans cette ville où des pavillons luxueux ne parviennent pas à ombrager la misère et la crise industrielle. Souvent désabusé, Resnick, en fin de carrière, arpente cet espace de Nottingham piégé par la délinquance, la pauvreté, la rivalité entre les gangs, espace qui lui colle à la peau et lui reste dans la peau. Le choix de Nottingham pour sa saga policière n’est pas le fait du hasard. John Harvey y a longtemps exercé le métier d’enseignant, et à cette époque la cité jouissait d’une intense activité économique. Les garçons, dès l’âge de quinze ans, quittaient l’école pour aller travailler dans les mines de charbon tandis que les filles étaient recrutées dans le secteur textile pour confectionner notamment des chaussettes. Cet héritage, comme l’expliqua l’écrivain, a fortement marqué la zone géographique et sociale de Nottingham. Les hommes affairés toute la semaine, soumis à un labeur extrêmement physique, extériorisaient lors de leurs jours de repos leur fatigue, leur désarroi, leur mal-être à travers une terrible violence corporelle, se défoulaient dans l’alcool, les rixes, le sexe et les conflits conjugaux. D’autre part, John Harvey souligna la petitesse ainsi que le caractère très compact du centre-ville où se frottent, se côtoient, se mélangent, s’ignorent, se rejettent de multiples nationalités, des palettes de couleurs, différentes classes sociales. L’image hétéroclite, cosmopolite, délabrée et glauque de cet environnement urbain représente, d’après l’auteur anglais, un terrain fertile pour un écrivain de polars.

Chantal Pelletier, pour mettre en scène son flic atypique Maurice Laice (5), a opté principalement pour le Paris de Montmartre. Elle fit toutefois remarquer que la première aventure de son personnage a lieu dans la grisaille normande, décor idéal pour donner corps à une enquête. L’éclipse de coloris, la limite nébuleuse entre la mer et la terre forment un cadre idoine pour un personnage daltonien, en proie à la détresse et à la solitude. Mais pour Chantal Pelletier, la façon de s’approprier les lieux, se trouve dans le mouvement, attitude qui coïncide avec son mode de vie, puisqu’elle se situe toujours entre deux univers, deux endroits distincts. Le pays natal de son inspecteur est Montmartre, et lorsque ce dernier, après une longue période d’absence, renoue avec sa terre, il redécouvre littéralement l’endroit ; quand il délaisse son quartier pour arpenter les arrondissements avoisinants, il a l’impression de siéger au bout du monde, que ces repères géographiques ont été perdus ou trafiqués. L’autre manière de s’emparer des lieux consiste à s’en évader si possible très loin. Ce qui intéresse avant tout la romancière c’est à la fois l’ancrage et l’arrachement du territoire ; cette conception rejoint d’ailleurs l’idée de frontière dans le sens où aucun de ses personnages ne se sent véritablement à sa place ; tous s’apparentent à des clandestins y compris au sein même de leur secteur.

Enfin bien qu’elle ne fût pas présente à Lyon, arrêtons-nous un instant sur Gilda Piersanti qui accorde également une place conséquente à la ville dans ses narrations. Cette Italienne qui habite Paris depuis vingt-sept ans se consacre à l’écriture depuis 1995 et a un goût assez prononcé pour le roman noir. Elle est l’auteur de quelques enquêtes policières qui se déroulent à Rome, dont Vert palatino (6), où se démènent dans une capitale statufiée par des pluies torrentielles le commissaire Lino d’Innocenzo et l’inspecteur principal Mariella De Luca. Les quatre histoires qui composent cet ouvrage et qui sont imbriquées dans l’univers du polar prennent forme au fil des saisons qui ponctuent une année. Chaque récit correspond à une période climatique bien spécifique. Les circonstances atmosphériques et météorologiques sont souvent chaotiques, irrégulières et déséquilibrées, et cristallisent ainsi une situation de terreur, de danger, de malaise, technique narrative et symbolique d’ailleurs parfois utilisée par le romancier cubain Leonardo Padura Fuentes pour relater les aventures de son détective Mario Conde. Lors de son intervention en mai dernier à la Librairie Version Originale à Lille, Gilda Piersanti expliqua à son auditoire nordiste qu’elle aime travailler le concept de la Modernité et ainsi opérer cette symbiose entre le familier et l’étrange, regarder la foule à la fois comme un ensemble ordinaire et insolite, stratégie d’écriture similaire à celle pratiquée par Charles Baudelaire et Georges Simenon. D’autre part, elle conçoit sa position d’écrivain (une Romaine qui réside à Paris et qui raconte en français des histoires fictives qui ont lieu à Rome) comme une situation hors du commun ; elle est, pour plagier Daniel Sibony, dans un « entre-deux », cet espace qui génère le passage d’une aire culturelle à une autre, d’une existence à une autre, qui exhibe la mobilité, qui est un « Tout » confectionné de morceaux, la segmentation d’un continuum (7). Cette distance géographique ainsi que idiomatique crée, selon elle, non seulement l’acte littéraire mais également une écriture française qui s’érige hors-la-loi et hors des lois de la langue maternelle, et qui malgré tout se dessine peu à peu au cœur d’un genre littéraire très codifié.


Ville d’illusion et de désillusion, ville antinomique et douloureuse, ville euphorique et bouillonnante de vie, les villes écrites et décrites dans les fictions de l’ensemble de ces auteurs sont des métonymies de leur pays d’origine, des miroirs de la société, des espaces référentiels définis où défilent la vie quotidienne des autochtones, où se lisent l’évolution socioéconomique de la nation brossée.

Des caractéristiques communes regroupent les œuvres précitées. Celles-ci évoquent des villes qui s’essoufflent, qui concilient difficilement leur inaltérable fierté à une gaieté de plus en plus débridée, leurs façades lépreuses de béton triste aux rires de leurs habitants sans avenir. La ville sert également de support, de prétexte pour les auteurs afin d’analyser l’Histoire du pays, l’évolution de la société, de décrypter les failles du système. Les détectives qui se débattent avec les problèmes locaux, qui sont plombés, électrocutés dans des quartiers chargés d’histoire et de complexité et qui renferment à eux seuls une ville, mettent en lumière des frontières pas forcément spatiales, mais plutôt des divisions inquiétantes telles que les barrières sociales, ethniques, religieuses.

Outre une description mimétique du microcosme urbain, les écrivains font parfois usage de la ville pour révéler le monde intérieur de leurs protagonistes, pour exprimer les affects de ces derniers et libérer leurs pulsions refoulées. Elle permet de reconstruire, de recomposer visuellement l’identité de ses occupants, de comprendre la démarche des personnages ainsi que leur transformation, transformation qui se réalise en fonction du territoire où les êtres de papier se trouvent. Elle s’affiche alors comme un espace d’introspection des acteurs de la fiction, mais peut-être aussi comme un espace de subjectivité où est projeté l’univers occulte du moi de l’auteur ou celui de toute une société.

La fonction narrative de la ville ne se résume donc pas à une simple perspective spatiale, à doter le récit d’un cadre géographique ; elle lui permet au contraire d’interpréter un rôle constructif et fondamental au sein de l’intrigue, de s’affirmer comme l’élément moteur du récit fictionnel, de tisser des liens privilégiés avec les protagonistes et avec les propres auteurs. Les romanciers dont nous venons de parler sont impliqués dans les villes qu’ils décrivent, ils entretiennent avec elle une relation souvent conflictuelle, antinomique, d’amour et de désamour. La ville apparaît ainsi contradictoire, ambivalente. Elle est tour à tour objet d’inspiration, refuge, espoir, puis obstacle, lutte, désillusion, abîme de l’espèce humaine. Les espaces urbains influent sur le comportement, les activités des personnages, ils conditionnent leur caractère, leur prise de position, leur rapport avec l’environnement, et par là même la progression du récit.

Enfin n’oublions pas que la ville est aussi en littérature un objet esthétique capable de métamorphoser la réalité ; elle garde les atouts d’un instrument de travail taillé pour élaguer les phrases, sculpter les mots, aller au-delà du verbe afin de transcender l’écriture. Chimérique ou réelle, chimérique et réelle, la ville de la ville surgit de ces romans comme un imbroglio, un sac de nœuds dont il conviendra de dénouer les multiples sens, de déchiffrer les multiples visages. Écrire c’est en effet transfigurer la réalité, c’est emboîter un monde extérieur empreint d’objectivité à un monde intérieur teinté de subjectivité pour donner naissance à un autre univers, à une œuvre littéraire, pure création de soi. Les romanciers s’inspirent d’un cadre connu, d’une toile de fond authentique pour nous proposer, par la suite, leur propre représentation. Comme l’a si bien souligné Sénèque, et plus tard Plutarque: « Les abeilles pillotent deçà delà les fleurs, mais elles en font après leur miel, qui est tout leur » (8).

 

Notes :

1 - Cette conférence a eu lieu le samedi 16 avril 2005 à 11h dans la salle Molière du Palais Bondy. Elle fut animée par Michel Gueorguieff et Cédric Fabre en présence des écrivains Massimo Carlotto, Alicia Giménez Barttlet, John Harvey et Chantal Pelletier.
2 - Massimo Carlotto, Le maître des noeuds, Éditions Métailié, Paris, 2004.
3 - Alicia Giménez Bartlett, Mensajeros de la osucridad, Plaza y Janés, Barcelona, 1999 / Un barco cargado de arroz, Planeta, Barcelona, 2004.
4 - John Harvey, Proie facile, Éditions Rivages noir, Paris, 2002.
5 - Chantal Pelletier, Le chant du bouc, Éditions Gallimard, Paris, 2000.
6 - Gilda Piersanti, Vert Palatino, Éditions Le Passage, Paris, 2005.
7 - Daniel Sibony, Entre-deux, l’origine en partage, Éditions du Seuil, Paris, 1991.
8 - Cité par Hector Bianciotti, in « Ecriture, réécriture », in Le Monde, 27 octobre 1999.


Cathy FOUREZ
(Juillet 2005)

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