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Sur le Vif : Rendez-Vous
Gerardmer Fantastic'Arts
Excellente cuvée pour le Gerardmer Fantastic'Arts nouveau. Une de nos plus fines gâchettes s'est infiltrée sur place... En quête de sang frais !
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Fantastic'Arts 2003. Du 29 janvier au 2 février 2003 s’est déroulé la dixième édition du Festival de Film Fantastique à Gérardmer. Qui aurait cru en 1993 que la petite station vosgienne serait à la hauteur pour reprendre le flambeau après Avoriaz ? Grâce à de nombreux bénévoles ainsi que le soutien du département et de la région, Gérardmer est devenu au fil des années le rendez-vous incontournable de tous les amateurs de fantastique. En 1996, le Festival change de nom et passe de « Fantastica » à « Fantastic’arts » devenant ainsi un véritable carrefour du fantastique et s’ouvrant aux autres arts (musique, littérature, peinture, clips musicaux, arts plastiques). Malgré tout, il faudra plusieurs années au Festival pour bien installer sa réputation, ce qui semble être chose faite à présent.

En effet, la cuvée 2003 fut particulièrement réussie. Les records d’affluence ont été battus, les programmateurs ont mis un point d’honneur à montrer des films de tous pays et d’influences diverses dont certains étaient très attendus comme Dark water d’Hideo Nakata, Darkness de Jaume Balaguero, 28 days later de Danny Boyle, The ring de Gore Verbinski ou Cypher de Vincenzo Natali pour ne citer que ceux-là. Outre les films en compétition et les avant-premières, le festival présentait son habituel programme de courts-métrages en compétition, une rétrospective des précédents grands prix pour fêter les 10 ans de la manifestation, une rétrospective « La peur au cinéma » accompagnée d’un colloque, des vidéos inédites, une nuit Trash, une nuit Hammer, la remise du prix littéraire, des séances de dédicaces d’auteurs littéraires et de bandes dessinées, plusieurs expositions de maquillages et d’effets spéciaux ainsi que deux projections spéciales enfants et des lectures de contes fantastiques.

Cependant, malgré l’investissement des bénévoles et le sérieux des organisateurs, le public a sifflé lors d’une cérémonie le public système, la société qui gère le festival, considérant que celle-ci préfère satisfaire les jurys et personnalités présentes que le public en lui-même. Est principalement remis en cause le système de files d’attente sélectives dans lesquelles les spectateurs attendent pendant plus d’une heure parfois dans le froid sans être sûrs de pouvoir rentrer s’ils n’ont qu’un pass séance ou journée. Malgré ces réticences, le festival reste convivial, les personnalités sont facilement abordables et les films sont dans l’ensemble de qualité.

Quant au palmarès, Dark water, film japonais d’Hideo Nakata, a remporté le grand prix du jury longs métrages, le prix de la critique internationale et le prix du jury jeunes. Maléfique, film français d’Eric Valette et The gathering, film britannique de Brian Gilbert ont tous deux remporté le prix du jury. Le prix première du public décerné par 5 lecteurs du magazine a été attribué à May, film américain de Lucky McKee. Le prix public « Mad movies » a récompensé la vidéo 2009 Lost memories de Si-myung Lee. Bloody Christmas de Mickaël Leray a remporté le prix du court-métrage. Enfin, Maxime Williams est le lauréat du prix littéraire pour son livre Le 5e règne.

Darkness. Une fois n’est pas coutume, le film d’ouverture fait également partie de la compétition à la demande du réalisateur Jaume Balaguero, qui avait remporté plusieurs prix en 2000 avec son premier film La secte sans nom. Autant dire que son deuxième film était plus qu’attendu. Même si son premier n’a pas eu le succès public escompté, le film a fait forte impression dans divers festivals ce qui a permis au réalisateur espagnol de se forger une solide réputation et de travailler avec des acteurs américains de renom comme Lena Olin ou Anna Paquin. Cette dernière incarne Regina, une jeune américaine qui emménage avec sa famille en Espagne dans une maison isolée à la campagne dans laquelle elle ne se sent pas à l’aise. Petit à petit, son père devient de plus en plus agressif et son frère est le témoin de phénomènes bizarres. Regina décide de mener son enquête sur le passé de la maison qui va s’avérer plus que trouble.
A première vue, Darkness ressemble beaucoup à La secte sans nom de par ses thèmes ; atmosphère lourde et malsaine, destruction de la famille, recherche du mal absolu, fin ambiguë. Cependant, ce n’est pas une copie du premier, bien au contraire et ceci principalement grâce au jeu des acteurs et à la mise en scène. A découvrir absolument !

Dead End. Deux jeunes réalisateurs français ont réuni un superbe casting d’acteurs américains pour un film assez particulier entre humour et terreur.
Le soir du réveillon de Noël, les Harrington partent rejoindre leur famille en voiture. Le père décidé de prendre un raccourci. Mal lui en prend puisque, après avoir éviter un accident de justesse, une mystérieuse femme vêtue de blanc apparaît et disparaît mystérieusement au bord de cette route qui semble sans fin. C’est là que le cauchemar commence.
Afin de mettre toutes les chances de leurs côtés, les réalisateurs Jean-Baptiste Andrea et Fabrice Canepa ont fait appel aux services d’acteurs confirmés comme Ray Wise (Leland Palmer dans Twin peaks) mais aussi à des jeunes dont la qualité d’interprétation n’a rien à envier aux autres. Résultat, le spectateur sursaute pas mal dans son fauteuil mais rigole aussi par moment. Enfin, l’utilisation du hors champs nous fait imaginer les pires choses. Un bon moyen d’exorciser nos peurs en somme.

May. Peut-être le film le plus intriguant de tout le festival, d’abord par son titre mais aussi par son histoire. May est une jeune fille timide et complexée par une malformation oculaire. Afin de palier à sa solitude, sa mère lui offre une poupée qui va devenir sa meilleure amie. Devenue jeune adulte, May croise la route de plusieurs personnes attirées par son étrangeté qui finira par les faire fuir. La réaction de May sera des plus déconcertantes.
Enfin un film qui sort des entiers battus du fantastique. Ici point de fantômes, suspense insoutenable ou effets spéciaux gores, mais une réalisation efficace qui cherche à nous faire entrer dans la tête de l’héroïne. Et ça marche, on se prend vite d’affection pour cette jeune femme impeccablement jouée par Angela Bettis jusqu’ici habituée au second rôle. Ce film est un bon moyen d’aborder le fantastique sous un autre angle et peut-être d’amener un plus large public à découvrir ce genre assez mal perçu.

Doctor Sleep. Déjà primé pour son Photographing fairies en 1998, Nick Willing revient avec une sombre histoire de serial killer. Goran Visnjic, tout droit sorti d’Urgences, interprète Michael Strother, un médecin américain venu en Angleterre avec sa famille pour recommencer une nouvelle vie. Un jour, lors d’une séance d’hypnose pour faire arrêter une patiente de fumer, Michael aperçoit une petite fille sous l’eau dans la vision de sa patiente. Celle-ci se révèle être une inspectrice de police sur les traces d’un tueur en série s’attaquant principalement aux enfants. Au pied du mur, Michael accepte d’aider la police sans savoir que ses séances d’hypnose sur une victime rescapée du meurtrier va le mettre ne danger ainsi que sa famille.
Encore une fois, un film d’atmosphère plus proche d’un Darkness que d’un Hypnose au scénario solide et aux acteurs impeccables.

Deathwatch. Venu présenté son premier film, le réalisateur anglais Michael J Bassett nous a donné une belle leçon de persévérance. Employé d’abord comme scénariste, le jour où il décide de mettre en images une de ses histoires, aucun producteur anglais n’est très enclin à lui donner sa chance. A force de ténacité, il obtient un peu d’argent pour tourner une scène test dans la campagne qui s’avèrera concluante.
Tourné avec peu de moyens mais de bons acteurs (Jamie Bell, Andy Serkis), cette histoire se passe durant la première guerre mondiale. Une petite dizaine de soldats britannique se perd dans la campagne lors d’une bataille et atterrit dans ce qui semble être une tranchée allemande. Seuls deux survivants et un nombre incroyable de corps peuplent cet endroit labyrinthique. Le capitaine décide de rester là jusqu’à l’arrivée du reste des troupes malgré la réticence de ses soldats qui vont commencer à se faire décimer par une force inconnue.
Décrit par le réalisateur comme un film d’ambiance, Deathwatch réussit son pari et nous met l’eau à la bouche quant aux futurs film de Michael J Bassett. 
Cécile GUARIN
(17 février 2003)

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