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Hors de l'Ombre : Littérature
Le Concile de pierre
Le Vol des cigognes vous dit peut-être quelque chose, Les Rivières pourpres certainement, Le Concile de pierre probablement pas. Revenons sur ce titre de Grangé, avant de se lancer dans L'Empire des loups.
Titre : Le Concile de pierre

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Editeur : Poche

Sortie : 2002
Tous Droits Réservés
Sciences occultées. Diane est une jeune femme aimant voyager, étudier et pratiquer les arts martiaux, mais qui ne supporte pas l'idée d'un contact physique humain. Désireuse d'avoir un enfant, elle est contrainte d'en adopté un. Elle se rend en extrême orient et revient avec un petit garçon ne sachant dire que les mots « lu cian ». Lucien est un prénom qui lui va à merveille. Après un repas de famille un peu arrosé, sa voiture est percutée par un camion sur le périphérique. Lucien se retrouve plongé entre la vie et la mort. La médecine traditionnelle ayant échouée, un médecin allemand inconnu se propose de le soigner par acupuncture, ce qu'il fait avec succès avant d'être retrouvé mort dans une chambre froide au sous-sol, les murs couverts d'une bouillie rouge à base de baies. Le fait le plus étrange est le modus operandi : une technique ancestrale pratiquée par les mongols sur le bétail. L'assassin a introduit sa main dans sa poitrine et compressé les artères pour faire imploser le cœur... Choqué par tout cela, Diane décide de mener sa petite enquête, bravant les interdits policiers et parentaux. Une enquête qui va faire ressortir un passé scientifique obscure dans lequel Lucien est une pièce maîtresse.

Objectif Ciné. Ce roman est le troisième de Jean-Christophe Grangé, après Le Vol des cigognes et Les Rivières pourpres. Les premières impressions après avoir refermé le livre une dernière fois sont très mitigées. D'un côté on peut être un peu déçu de devoir s'arrêter de lire, car l'histoire en elle même connaissant de multiples rebondissements, est entraînante du début à la fin, et le contenu est riche en enseignement « scientifique » une nouvelle fois. De l'autre, l'héroïne paraît un tant soit peu irréaliste dans le sens où elle formerait un duo de choc aux côtés de Steve Austin, mettant en pièces un commando surentraîné, d'une intelligence peu ordinaire, défiant les forces de la nature que sont les ours et les loups. Le super héros dans toute sa splendeur.

Le polar scientifique. Toujours présente dans les romans de Grangé, la science y est comme une marque de fabrique. Les deux premiers volets tournaient autour de la médecine et de ses dérives éventuelles. Ce roman est différent puisqu'il introduit des sciences occultes, telles que télépathie, et autres sorcelleries. Le traitement et l'utilisation de ses « sciences » dans le roman ne diffèrent pas des deux premiers volets, seul le crédit à apporter au récit change. Si l'eugénisme a réellement existé, si les dérives de la médecine sont avérées, rien n'a encore prouvé d'un point de vue scientifique que l'esprit peut communiquer avec d'autre entités, tordre une cuillère ou moudre le café. Les deux premiers opus se classaient dans le genre polars scientifique contemporain, ce dernier récit serait donc à ranger aux côtés de ceux de Stephen King.

L'efficacité Grangé. Cette fiction ne doit son salut qu'à la façon dont est articulée l'histoire et le rythme imposé par Grangé. A chaque page un nouvel élément vient se greffer à l'enquête, un mort allonge une liste déjà conséquente, on visite un autre pays... Chaque détail a son importance et est récupéré tôt ou tard dans l'intrigue. Peut être que son succès réside dans ce fourmillement de détails et de description, peut être aussi dans la facilité à laquelle il se lit. Une histoire, certes pas excessivement simple, mais linéaire, dont on ne perd pas le fil, un rythme endiablé et entraînant, une touche d'actions pure et dure et un soupçon d'irréalité faisant oublier une réalité bien trop cartésienne, une petite touche d'histoire avec grand H et voilà un roman à succès, sans que cela soit péjoratif, bien au contraire. Un récit efficace, bien construit dans le pur style Grangé, qui rejoindra sans doute Les Rivières Pourpres à l'écran.
Vincent LAPERE
(24 mars 2003)

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